Une économie assainie

Cher lecteur, chère lectrice, cher électeur, chère électrice, voilà les mesures principales que je défendrais concernant l’économie :

  • Remplacer tous les impôts sur les particuliers et les entreprises par un seul impôt sur le revenu, y compris les revenus du capital

    Remplacer les multiples impôts et contributions par un impôt unique progressif, prélevé à la source, simple et transparent.

    Les impôts sont trop nombreux, compliqués et lourds. C’est très démagogique mais c’est la réalité.

    Nous, expatriés, comprenons très bien pourquoi les riches se délocalisent.

    Tout simplement qu’ailleurs les avantages sont plus nombreux que les inconvénients, et pour eux les impôts sont cruciaux. Nous avons récemment découvert un ministre du «redressement productif» qui a sur son bureau des dossiers de sociétés qui ont déjà décidé de partir. Que va-t-il se passer?

    Au lieu de faire en sorte que plus personne ne voit d’avantages à partir, ce qui est la seule solution viable, il va perdre du temps et de l’argent avec des sociétés qui partiront en douce dès que les projecteurs ne seront plus tournés vers eux.

    Il faut donc remplacer les multiples impôts et contributions par un impôt unique progressif, simple et transparent, pour les individus comme pour les entreprises, qui s’appliquera aussi bien aux revenus du capital que du travail.

    Bien entendu les expatriés doivent rester soumis a la législation du pays ou ils vivent, une double imposition n’est pas envisageable.

  • Interdire le trading à haute-fréquence

    Les dérives du système financier doivent être réglées. Tout le monde connaît celles ahurissantes qui ont fait les journaux récemment ou celles qui font que pour une question de rentabilité a court terme il vaut mieux licencier qu’investir.

    Cependant la plus méconnue et la plus dangereuse a court terme est le trading haute fréquence (HFT). Avec ce système des attaques bien pensées peuvent écrouler un système en quelques secondes, des micros crises ont déjà été identifiées. Il faut que nous nous préservions de cela tout en prenant garde de pas asphyxier l’économie.

  • Séparer les activités de banques de dépôt, de prêt, et d’affaires.

L’idée est simple: les spéculateurs doivent spéculer avec leur argent, pas avec celui des autres. Étant donné qu’ils ne partagent pas les gains, il est normal qu’ils ne partagent pas non plus leurs pertes.

La division en trois entités distinctes et indépendantes des activités bancaires permettra d’empêcher le financement de prêt par de l’argent généré ex nihilo ou provenant de prêts à plus court terme.

Les activités bancaires seraient réparties en trois entités, selon le modèle proposé par Maurice Allais ci-dessous :

  • des banques de dépôt assurant seulement, à l’exclusion de toute opération de prêt, les encaissements et les paiements, et la garde des dépôts de leurs clients, les frais correspondants étant facturés à ces derniers, et les comptes des clients ne pouvant comporter aucun découvert ;
  • des banques de prêt empruntant à des termes donnés et prêtant les fonds empruntés à des termes plus courts, le montant global des prêts ne pouvant excéder le montant global des fonds empruntés ;
  • et des banques d’affaires empruntant directement au public ou aux banques de prêt et investissant les fonds empruntés dans les entreprises
  • Suppression des intermédiaires privés entre la Banque Centrale Européenne (BCE) et les États

    Afin d’éviter les dévaluations créées par l’utilisation excessive de la planche à billet, solution facile pour gêrer un manque d’argent, le 3 janvier 1973 est votée une loi pour interdire à la France de créer sa propre monnaie et l’obliger à emprunter aux financiers et aux banques privées. Cette loi est ensuite européanisée en 1992 grâce à l’article 104 du traité de Maastricht puis est reprise mot pour mot en 2006 dans l’article 123 du traité de Lisbonne.

    Pensée au départ pour que les gouvernements réfléchissent à d’autres solutions, il s’est avéré que les habitudes se sont maintenues et la planche a billet a juste été remplacée par l’emprunt massif. Ce qui paraissait bien à l’époque, ne l’est plus du tout: les États empruntent à des intermédiaires prives de l’argent emprunté à la Banque Centrale Européenne (BCE). Bien évidemment les intermédiaires margent sans complexe sur ces emprunts.

    Toute création monétaire autre que la monnaie de base par la Banque centrale doit être rendue impossible, de manière que disparaissent les « faux droits » résultant actuellement de la création de monnaie bancaire.

  • Légaliser le partage non lucratif de la culture.

    Ayant été bénévole 4 ans dans une association annécienne gérant une salle de concert et des locaux de répétition, j’ai pu voir que les droits d’auteurs gênent plus qu’ils  ne protègent. Et je n’ai vu que deux cas ou l’argent rapporté a été redistribué pour la création.

    À côté de cela, j’ai vu beaucoup d’acteurs du monde de la musique qui auraient mérité cet argent mais qui ne l’ont jamais vu. Heureusement pour certains que les collectivités et associations locales répondaient présentes. La plupart des artistes que j’ai rencontrés gagnent leur vie (enfin ceux qui le peuvent) avec leurs concerts plutôt qu’avec leurs ventes de disques.

    Il faut donc revoir ces droits désuets qui ne profitent qu’à une minorité faiblement créatrice. Un point auquel ne pensent pas les français en France est le rayonnement de la culture française a l’étranger. Pour des histoires de droits, il est impossible de visionner certains sites web (le fameux “pour des raisons de droits d’auteur vous ne pouvez accéder a ce(tte) site/vidéo/son/texte dans le pays ou vous êtes”).

    Pour connaître en détail tous les points que nous défendons sur la réforme du droit d’auteur, je vous propose de consulter cet article qui résume quelles sont les mesures que le Parti Pirate Suédois, notre précurseur, défend à propos du droit d’auteur :

    • Pas de changement sur le droit moral
    • Partage non-commercial gratuit
    • 20 ans de monopole commercial
    • Enregistrement après 5 ans
    • Utilisation gratuite d’extraits
    • Bannissement des MTP (ou DRM)

    Le système de brevet actuel bloque l’innovation et la recherche, nous devons y remédier. Il suffit de voir la guerre juridique qu’apple et  Samsung se livrent. Le plus lamentable est que les brevets eux-mêmes ne sont pas logiques: il vaut mieux breveter un design qu’une technologie car la première n’est pas conditionnée par le FairUse. On ne trouve pas mieux pour brider la recherche. Alors qu’au départ, le but était de la soutenir.

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